ORL’odyssée de RolandLire un extrait
Roland, personnage de bande dessinée, regarde l’horizon

Un roman • Une bande dessinée • Une histoire vraie

L’odyssée
de Roland

Derrière le mot migrant, il y a toujours un visage. Une enfance. Des rêves. Une vie.

CamerounNigeriaNigerAlgérieMarocTunisieFrance
01

Le roman

Avant d’arriver quelque part,
il faut accepter de tout quitter.

Roland pensait quitter son village. Il ignorait qu’il allait traverser un continent.

Du Cameroun aux portes de l’Europe, chaque frontière lui demande un tribut, chaque rencontre le transforme, chaque étape l’éloigne un peu plus du jeune homme qu’il était.

Comme l’Ulysse d’Homère, Roland avance de pays en pays. Mais les monstres qu’il affronte n’ont ni un œil unique ni voix de sirènes. Ils portent un uniforme, conduisent un pick-up, promettent des raccourcis ou vendent des illusions.

L’Odyssée de Roland est le récit d’un voyage où l’espoir se paie au prix fort et où le véritable retour ne mène pas seulement vers un pays, mais vers soi-même.

Entrer dans le récit

À l’origine du projet

Une rencontre.
Une parole.
La volonté de transmettre.

Avant de devenir un roman et une bande dessinée, L’odyssée de Roland est née d’une rencontre, d’un témoignage et de la volonté de donner un visage à une histoire trop souvent réduite à quelques mots.

Découvrir la genèse du projet
ExtraitChapitre 1 — Retour à Ithaque

Je me suis redressé d’un coup, haletant, le torse trempé de sueur, le cœur battant comme un tambour affolé. Je ne savais plus où j’étais. Je voyais flou. J’avais l’impression de courir encore, de fuir, de tomber.

J’ai soufflé fort, la main sur le torse, comme si je voulais retenir ce cœur qui battait trop fort pour moi. Ce cauchemar… encore. Toujours le même.

Le sable.
La chaleur.
Les cris.
Et cette impression de ne jamais pouvoir se réveiller.

Puis les images se sont dissipées. Un simple lit. Un mur blanc. Une odeur de nourriture qui venait de la rue.

Je me suis allongé à nouveau, le drap collé à mes jambes. Autour de moi, tout était calme. Le vrai silence. Pas celui du désert, qui cache la peur.

Je me suis levé et je suis allé jusqu’à la fenêtre. Dehors, la journée commençait. Des voix s’élevaient dans la rue. J’entendis même un enfant rire. Puis mes yeux se sont arrêtés sur mon reflet dans la vitre.

Le corps n’avait presque pas changé. Mais mon regard, lui, cherchait quelque chose qu’il ne trouvait plus. Une légèreté. Une confiance dans le monde que j’avais eue avant, et qui n’était plus là.

Les souvenirs sont revenus sans prévenir. Ils se mélangeaient et n’arrivaient jamais dans l’ordre. Une frontière. Un visage. Une nuit. Un rire. J’ai compris que ces images ne me quitteraient jamais.

Alors, il ne me restait plus qu’une chose à faire : les raconter.

02

La bande dessinée

Une autre façon
d’entrer dans le voyage.

La BD ne résume pas le roman : elle en prolonge les silences, les regards et la mémoire. Voici les trois premières planches.

Planche 01 de L’odyssée de Roland
Planche 01

Le réveil

Planche 02 de L’odyssée de Roland
Planche 02

Le reflet

Planche 03 de L’odyssée de Roland
Planche 03

Les souvenirs

03

Les coulisses

Deux récits,
une même voix.